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Aujourd’hui, de plus en plus de parents s’inquiètent à juste titre du mal-être de leurs enfants (adolescent et étudiants) qui peut se retrouver en échec scolaire, voire en phobie scolaire et universitaire. C’est un stress ultime également pour l’enfant en échec scolaire, mais aussi et surtout en échec de lui-même. Ce constat c’est encore accentué avec la crise sanitaire que nous subissons depuis 2 ans.


Face à l’avenir de leur enfant qui semble compromis, ces parents sont totalement désemparés : « Il n’étudie plus, elle a baissé les bras, il est déscolarisé depuis un an et fume des joints, elle ne nous parle plus et n’accepte aucune autorité à la maison, il est toujours sur son ordinateur ou avec son téléphone portable… »

Ces jeunes sont perdus, n’ont plus de cadres référents, ne voient aucun avenir, n’ont plus d’envie et aucun rêves auxquels se raccrocher. Ils sont dans l’immobilisme le plus total, une impasse existentielle, refusant de continuer l’école ou la fac … Le refus et la rébellion, expression de leur souffrance, met un terme à leur échec en quelque sorte ; ils réussissent bien à « échouer », et échappent à toute forme d’autorité et de règles.

C’est d’autant plus vrai que la pression de la société, des enseignants et des parents est grande et constante : développer un matérialisme à outrance, accélérer le rythme d’une vie toujours plus trépidante, et pour finir récompenser l’excellence et la compétitivité !

Tous les éléments sont réunis pour que le stress, l’angoisse et l’immobilisme s’installent.
La thérapie systémique et stratégique peut aider votre enfant en lui redonnant confiance, en revalorisant l’image sombre qu’il a de lui-même et en le remettant en marche dans sa vie.

Lors du premier rendez-vous, je vois les parents et le jeune, si celui-ci est d’accord et a exprimé le besoin de se faire aider. S’il est réfractaire (c’est souvent le cas), je vois dans un premier temps, les parents seuls. Ce travail d’accompagnement est avant tout systémique car l’enfant porteur du symptôme n’est souvent que le maillon émergent d’un dysfonctionnement du système familial et parental, exacerbé dans un système éducatif, qui n’a de cadre que la sanction.

L’adolescence est aussi un « cap » plus ou moins facile à gérer et à vivre. Bien sur, il ne s’agit en aucun cas d’accabler les parents, plus qu’ils ne le sont déjà. Ces derniers sont dépassés par la situation, et ont grand besoin de trouver un espace de paroles bienveillant, non culpabilisant.

Il s’agit de clarifier la situation contextuelle, émotionnelle et relationnelle dans laquelle vit l’adolescent ou le jeune adulte. Identifier le mode de communication des parents, les règles de vie et les limites qu’ils posent à leur enfant, l’histoire de la fratrie et leur propre histoire si cela est judicieux.


Dans un deuxième temps, il s’agira de leur donner des outils de communication, pour rétablir une relation avec leur enfant, car celle-ci, pour la plupart du temps est brisée, ou ne se fait que dans le silence, le conflit et les reproches mutuels. Les parents seront amenés à clarifier leurs besoins, et à bien les différencier de ceux de leur enfant.
Responsabiliser davantage ses enfants, est un grand pas dans la résolution de la crise.

Une fois ce changement amené dans la relation, le jeune accepte très souvent de venir à son tour, souvent intrigué d’ailleurs du comportement nouveau et plus stratégique de ses parents. En effet, répéter à longueur de journée à un adolescent en difficulté, qu’il faut travailler pour réussir, qu’il va être sanctionné, qu’il sera privé de …. n’est manifestement pas la bonne solution. C’est ce que l’on appelle une tentative de solution, qui ne fait que maintenir et installer le problème. Les parents sont très demandeurs pour sortir de cette boucle infernale, comme ils sont très demandeurs de venir en aide à leur enfant.


S’en suit alors le travail avec l’enfant, il s’agit alors de l’amener à reconsidérer son échec, son immobilisme comme une « bonne solution » pour son cerveau et son inconscient. Je parle bien-sûr d’une solution archaïque de survie, comme la fuite ou l’état de sidération face à un grand danger. Cela permet de recadrer positivement cet échec et son comportement comme quelque chose qui prend enfin du sens.

Le travail par la suite consiste à soutenir et renforcer l’estime de soi, clarifier ses besoins, le reconnecter à ses rêves, et peu à peu le placer sur son chemin et son projet de vie.
L’accompagner à retrouver la mise en mouvement inhérente à toute vie.

NB: Si la souffrance de votre enfant est très envahissante, qu’il se replie sur lui-même et semble être en danger, un suivi médical en parallèle est demandé (médecin traitant ou psychiatre).

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